BIBLIOTOPIA week-end des littératures autour du monde | Programme du dimanche

Dimanche 19 mai 2019 de 11h à 20h

PROGRAMME

10h30-12h30 et 13h30-16h00 Atelier jeune public

   Les journalistes en herbe

   Modalités et réservation


11h00 Entretien avec Anne Nivat

Le récit de la guerre

Modération : Pascal Schouwey, journaliste et formateur

En français, traduit simultanément en anglais

12h00 Dédicaces


13h00 Rencontre croisée Dubravka Ugrešić et Jacek Dehnel

   L’écrivain, agitateur de consciences

   Modération: Daniel Medin, professeur de littérature comparée
   et rédacteur

   En anglais, traduit simultanément en français

14h00 Dédicaces


14h30 Rencontre-Projection avec Jonathan Coe

La vie très privée de Monsieur Sim, du roman à l’écran

Modération: Michelle Bailat-Jones, écrivain et traductrice

En anglais, traduit simultanément en français


17h00 Rencontre croisée Raluca Antonescu, Pierre Ducrozet et Oliver
            Rohe

  Les écrivains dans la mêlée du monde

  Modération: Mireille Descombes, journaliste culturelle et
  critique littéraire

  En français, traduit simultanément en anglais

18h00 Dédicaces


18h30 Rencontre croisée Aminatta Forna, Max Lobe et Juan Gabriel
            Vásquez

Du récit intime au dévoilement du réel

Modération : Alex Clark, journaliste et critique littéraire

En anglais, traduit simultanément en français

19h30 Dédicaces


20h00 Verrée


Modalités pratiques

Pass journée CHF 20.- (plein tarif) | CHF 10.-(retraités, chômeurs, AI et moins de 30 ans) | offert pour les moins de 18 ans

Sur réservation à dimanche-bibliotopia@fondation-janmichalski.ch

Sont inclus dans le pass journée l’accès à tous les événements du programme du jour et les navettes en bus depuis la gare de Morges.


Les auteurs 

Anne Nivat

Anne Nivat, née en 1969, titulaire d’un doctorat en sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris, est une grand reporter, journaliste indépendante et écrivaine française, spécialiste reconnue de la Russie, où elle a vécu dix ans jusqu’en 2006. Elle a notamment été la correspondante à Moscou du journal Libération et a collaboré avec divers journaux internationaux. Correspondante de guerre, elle a rendu compte de conflits en Tchétchénie, en Irak et en Afghanistan, se distinguant par son attention aux populations civiles. Avec le souci de traduire la complexité du réel, Anne Nivat a publié de nombreux ouvrages qui, dans leur domaine, font date. Ainsi Chienne de guerre (2000), qui lui a valu le prestigieux Prix Albert Londres, Islamistes : comment ils nous voient (2006), Les brouillards de la guerre : dernière mission en Afghanistan (2011), La république juive de Staline (2013) ou Dans quelle France on vit (2017). En collaboration avec Fabrice Pierrot et Tony Casablanca, elle a réalisé Un continent derrière Poutine ? (2018), qui est à la fois un livre et un film documentaire.

 

Dubravka Ugrešić

Dubravka Ugrešić, née en 1949 dans la ville croate de Kutina, a fait des études en littérature russe et en littérature comparée. Elle a travaillé pendant vingt ans à l’Université de Zagreb. Lorsque naît le conflit en ex-Yougoslavie, elle s’oppose vivement aux nationalismes et à toute forme de haine ethnique. Prise pour cible par la presse nationaliste et certains politiciens croates, elle choisit l’exil en 1993. Elle enseigne alors dans plusieurs universités européennes et américaines, telles Harvard, UCLA, Columbia, tout en poursuivant son œuvre d’essayiste et de romancière, publiant entre autres Ceci n’est pas un livre (2005), Le ministère de la douleur (2008) et Il n’y a personne pour vous répondre (2010). Couronnée par de nombreux prix, dont le Prix européen de l’essai de la Fondation Charles Veillon et le Neustadt International Prize for Literature, traduite en plus de trente langues, son œuvre excelle à saisir l’époque dans un subtil mélange d’ironie, de polémique, de mélancolie et de compassion.

 

Jacek Dehnel

Jacek Dehnel, né en 1980 à Gdańsk, en Pologne, est journaliste, poète, romancier, peintre, spécialiste de littérature anglaise et traducteur de poètes tels Ossip Mandelshtam ou WH Auden. Considéré comme l’un des écrivains polonais les plus talentueux de sa génération, récompensé de prix importants dont le Prix de la Fondation Koscielski en 2005, il s’est récemment fait remarquer grâce à une puissante saga familiale, Lala, tant dans son pays qu’en Allemagne, en Angleterre, en Italie ou en Espagne. Sont publiés en français ses ouvrages Saturne (2014), qui évoque le destin du peintre Goya père et de son fils Javier, et Krivoklat (2018), un portrait, en forme de critique sociale féroce, d’un homme qui a pour idée fixe la destruction de chefs-d’œuvre de l’art occidental afin de sauver l’humanité. Jacek Dehnel pratique également l’essai et intervient dans les colonnes de plusieurs journaux, dont Wirtualna Polska et Polityka, abordant régulièrement la situation politique de la Pologne d’aujourd’hui.

 

Jonathan Coe

Jonathan Coe, né en 1961 à Birmingham au Royaume-Uni, est l’un des auteurs majeurs de la littérature anglophone actuelle. Il vit actuellement à Londres. Si dans sa jeunesse il a travaillé comme musicien, composant du jazz, il a également enseigné la poésie anglaise à l’Université de Warwick avant de se tourner pleinement vers l’écriture. Outre ses essais, nouvelles, travaux de biographe et de critique, on lui doit une œuvre romanesque considérable, consacrée par de nombreux prix. Parmi ses livres marquants traduits en français, signalons Testament à l’anglaise (1995, Prix du Meilleur livre étranger Lire), La maison du sommeil (1998, Prix Médicis étranger), Bienvenue au club (2003) et Le cercle fermé (2006), qui forment un diptyque, sans oublier La vie très privée de Mr Sim (2011), Expo 58 (2014), Les enfants de Longbridge (2015) et Numéro 11 : quelques contes sur la folie des temps (2016). Dressant un portrait sans complaisance de la société britannique contemporaine, ses romans témoignent d’une réelle préoccupation politique, volontiers exprimée sous une forme empreinte de satire.

 

Raluca Antonescu

Raluca Antonescu, née à Bucarest, en Roumanie, en 1976, est arrivée en Suisse à l’âge de quatre ans. Elle a grandi entre la Suisse alémanique et le canton de Vaud, puis s’est établie à Genève. Après une formation à l’École des arts décoratifs et à l’École supérieure des arts visuels de Genève, elle travaille dans les domaines de la vidéo, de la réalisation de films documentaires et de l’enseignement en arts visuels. Également auteure d’expression francophone, Raluca Antonescu a publié en 2014 un premier roman, L’inondation, suivi de Sol, en 2017, qui a été sélectionné pour le Prix du Roman des Romands 2019 et dans lequel elle explore les motifs de la migration roumaine, de l’identité et du déplacement, ainsi que des non-dits. Elle compte parmi les résidents 2019 de la Fondation Jan Michalski.

 

Pierre Ducrozet

Pierre Ducrozet, né à Lyon, en France, en 1982, est l’auteur de quatre romans, parmi lesquels Requiem pour Lola rouge (2010, Prix de la Vocation 2011), La vie qu’on voulait (2013) et le très remarqué Eroica (2015) autour du peintre Jean-Michel Basquiat. Il est également traducteur de l’espagnol et de l’anglais, et enseigne la création littéraire à l’École supérieure des arts visuels de Bruxelles. Son dernier titre, L’invention des corps (2017), lauréat du Prix de Flore, propose une lecture du monde contemporain à travers l’observation des corps face à l’Histoire : s’y croisent les thèmes du transhumanisme, de la violence politique, de la puissance des réseaux informatiques, et les problématiques éthiques posées par l’intrusion de la technologie dans nos existences. Pierre Ducrozet compte parmi les résidents 2019 de la Fondation Jan Michalski.

 

Oliver Rohe

Oliver Rohe, né en 1972 à Beyrouth, au Liban, dans une famille aux origines arméniennes et allemandes, est installé à Paris. Il est l’auteur de romans – Défaut d’origine (2003), Terrain vague (2005) et Un peuple en petit (2009) –, de fictions biographiques – Nous autres (2005) sur David Bowie et Ma dernière création est un piège à taupes (2012) sur Mikhaïl Kalachnikov, l’inventeur de l’AK-27 – et d’essais – Une année en France, avec Frédéric Bégaudeau et Arno Bertina (2007), et À fendre le cœur le plus dur, avec Jérôme Ferrari (2015). Ce dernier texte explore la place et la représentation de la guerre dans la fiction. Membre fondateur des éditions Inculte, Oliver Rohe écrit également pour France Culture et collabore à plusieurs magazines et revues, dont la NRF-Nouvelle Revue française, Études, La pensée de midi, Feuilleton. Il compte parmi les résidents 2019 de la Fondation Jan Michalski.

 

Aminatta Forna

Aminatta Forna, née en 1964 à Glasgow, en Écosse, est à la fois romancière et journaliste d’investigation. D’une mère écossaise et d’un père sierra-léonais, elle a connu une enfance cosmopolite, entre la Sierra Leone, la Thaïlande, l’Iran et la Zambie. Elle enseigne actuellement à l’Université de Georgetown, aux États-Unis, et à l’Université de Bath Spa, en Angleterre. Après avoir publié ses mémoires, elle a écrit quatre romans, traduits en une vingtaine de langues dont, en français, Les jardins des femmes (2009) et Le paradoxe du bonheur (2019). Multiprimée, son œuvre constitue une contribution marquante à la littérature postcoloniale. L’engagement d’Aminatta Forna ne s’exprime pas seulement dans ses livres, mais aussi par le biais d’actions éducatives et sanitaires en Sierra Leone. Elle a par ailleurs réalisé plusieurs documentaires, dont Africa Unmasked.

 

Max Lobe

Max Lobe, né à Douala, au Cameroun, en 1986, a grandi dans une famille de sept enfants. Il est arrivé en Suisse à l’âge de dix-huit ans. Après un bachelor en communication et journalisme à Lugano et un master en politique et administration publique à Lausanne, il est aujourd’hui établi à Genève. Depuis 39 rue de Berne (2013, Prix du Roman des Romands 2014), au cœur de la vie des immigrés clandestins de Genève, en passant par La trinité bantoue (2015), Confidences (2016, Prix Ahmadou Kourouma 2017) ou dernièrement Loin de Douala (2018), voyage initiatique du Sud au Nord du Cameroun, Max Lobe creuse et croise avec verve et empathie les thèmes de l’immigration, de l’homosexualité et des télescopages culturels.

 

Juan Gabriel Vásquez

Juan Gabriel Vásquez, né en 1973 en Colombie, est journaliste, romancier et traducteur, notamment des œuvres de E.M. Forster, Victor Hugo et John Hersey. Il a étudié les Lettres à la Sorbonne à Paris, achevant son parcours académique par un doctorat en littérature sud-américaine. Après avoir séjourné en Belgique et en Espagne, il est retourné à Bogotá, où il vit aujourd’hui. Rédacteur pour le journal El Espectador, il participe à la réflexion critique sur l’actualité de son pays, tout en développant son œuvre littéraire, traduite en plus de vingt langues et saluée par de nombreux prix, dont le Prix Roger Caillois 2012. Sont notamment parus en français Les dénonciateurs (2008), Histoire secrète du Costaguana (2010, Prix Qwerty et Prix Fundación Libros y Letras), Le bruit des choses qui tombent (2012, Prix Alfagara), Les réputations (2014, Prix de l’Académie royale d’Espagne). À l’image de son dernier titre traduit, Le corps des ruines (2017), ses romans plongent dans un passé parfois trouble pour tenter de mieux appréhender le présent.

 


Découvrez également

BIBLIOTOPIA | Programme du vendredi 17 mai-soirée inaugurale

BIBLIOTOPIA | Programme du samedi 18 mai

 

 

 

 

 

  • Newsletter

    Abonnez-vous à la newsletter en saisissant votre adresse e-mail
    * = Champ requis
  • Facebook Twitter YouTube