BIBLIOTOPIA week-end des littératures autour du monde

Du vendredi 4 mai au dimanche 6 mai 2018

Rendez-vous à la Fondation Jan Michalski

pour un week-end des littératures autour du monde.

Ecoutez des voix d’ailleurs,

conversez par-delà les frontières,

conjuguez les imaginaires,

cheminez sur des routes nomades en compagnie des écrivains :

Tahmima Anam, Tahar Ben Jelloun, György Dragomán,

Petina Gappah, Xiaolu Guo, Yasmina Khadra, Gazmend Kapllani,

Cécile Ladjali, Linda Lê, Katja Petrowskaja, Vladimir Vertlib…

et des chanteuses et musiciennes 

Noa et Maya Youssef.


Les auteurs invités

Tahmima Anam

Tahmima Anam, née en 1975 au Bangladesh, a grandi entre Paris, New York et Bangkok. Anthropologue diplômée d’Harvard et romancière, également chroniqueuse pour la presse, elle vit aujourd’hui à Londres. Son premier roman, Une vie de choix (Les Deux Terres, 2009, pour la traduction française), a été traduit dans une douzaine de langues et a reçu le prix du meilleur premier livre du Commonwealth. Avec Un bon musulman (Actes Sud, 2012) et Les vaisseaux frères (2017), elle complète sa trilogie romanesque sur les questions d’identité individuelle et collective, entre racines bangladaises et vie occidentale. En 2013, la prestigieuse revue Granta la distingue parmi les meilleurs jeunes romanciers britanniques de la décennie. Et, en 2016, elle a été membre du jury du Man Booker Prize.

Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun, né en 1947 à Fès, a étudié puis enseigné la philosophie au Maroc. Arrivé en France en 1971, il publie son premier roman chez Maurice Nadeau en 1973, suivi de poèmes chez François Maspero. Il collabore dès 1972 au journal Le Monde, puis à plusieurs journaux européens. Tahar Ben Jelloun est l’auteur d’une vingtaine de romans dont L’enfant de sable (Le Seuil, 1985), La nuit sacrée (1987, prix Goncourt), Cette aveuglante absence de lumière (2001, International IMPAC Dublin Literary Award 2004), Le mariage de plaisir (Gallimard, 2016), ainsi que d’essais pédagogiques : Le racisme expliqué à ma fille (Le Seuil, 1998, prix des Nations Unies pour la tolérance), L’islam expliqué aux enfants (et à leurs parents) (2002) et Le terrorisme expliqué à nos enfants (2015). Ses livres sont traduits en plus de quarante langues. Son dernier titre La punition (Gallimard, 2018) revient sur son expérience de captivité dans un camp disciplinaire de l’armée marocaine. Depuis 2010, il alterne écriture et peinture, développant une œuvre peinte qui a fait l’objet de plusieurs expositions à Paris, au Maroc, en Italie et à Dubaï.

György Dragomán

György Dragomán, né en 1973 à Târgu Mureș/Marosvásárhely en Roumanie, au sein de la minorité hongroise de Transylvanie, émigre en Hongrie à l’âge de quinze ans. Titulaire d’un doctorat de littérature anglaise moderne, il vit actuellement à Budapest avec sa famille. Ses romans, écrits en hongrois, reçoivent des prix de renom et sont traduits dans plus de trente langues. Le roi blanc (Gallimard, 2009, pour la traduction française, prix Jan Michalski de littérature 2011), saisissant à hauteur d’enfant la brutalité et l’absurde de la vie en pays totalitaire, est devenu un best-seller et a été adapté au cinéma en 2016. Parallèlement à son activité d’écrivain, György Dragomán traduit en hongrois des auteurs britanniques, tels que James Joyce, I. B. Singer, Neil Jordan, Irvine Welsh et Ian McEwan.

Petina Gappah

Petina Gappah, née au Zimbabwe en 1971, a suivi des études de droit à l’université du Zimbabwe, à Graz puis à Cambridge. Juriste internationale à Genève pendant de nombreuses années, elle travaille aujourd’hui principalement comme écrivain et habite à Berlin. Son premier recueil de nouvelles, Les racines déchirées (Plon, 2010 pour la traduction française), a été récompensé par le Guardian First Book Prize en 2009. Dans son roman Le livre de Memory (Lattès, 2016), à travers le portrait d’une femme albinos emprisonnée pour le meurtre d’un homme blanc qu’elle n’a pas commis, Petina Gappah poursuit l’exploration de l’histoire sociale et politique contemporaine du Zimbabwe, y croisant les questions du destin et de la liberté, de la tradition et de la tentation de la modernité.

Xiaolu Guo

Xiaolu Guo, née en 1973 dans un village de pêcheurs du sud de la Chine, a étudié à la Beijing Film Academy. Elle publie six romans en Chine, dont La ville de pierre (Philippe Picquier, 2004, pour la traduction française), avant de s’établir à Londres en 2002. Se partageant entre littérature et cinéma, ses œuvres questionnent les déplacements, la mémoire et les identités transnationales. Elle est l’auteur notamment du très remarqué Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants (Buchet-Chastel, 2008), écrit en anglais et traduit en vingt-trois langues, finaliste de l’Orange Prize for Fiction, et de Vingt fragments d’une jeunesse vorace (2009). En 2013, Xiaolu Guo figure sur la liste des meilleurs jeunes romanciers britanniques du magazine Granta. Son dernier titre, sous forme de mémoires, non traduit en français, Once Upon a Time in the East, a remporté le National Book Critics’ Circles Award en 2017. Elle est aussi réalisatrice de plusieurs films, dont She, a Chinese/Une Chinoise, Léopard d’or du Festival de Locarno en 2009.

Gazmend Kapllani

Gazmend Kapllani, né en 1967 en Albanie, immigre en Grèce en 1991. Il y exerce différents métiers, tout en poursuivant des études à l’université d’Athènes, puis soutient un doctorat sur la représentation des Albanais dans la presse grecque et des Grecs dans la presse albanaise. Romancier, dramaturge, poète et éditorialiste reconnu, il est traduit dans de nombreuses langues. Ses ouvrages Je m’appelle Europe (Intervalles, 2012 pour la traduction française), Petit journal de bord des frontières (2013) et La dernière page (2015) font résonner les thèmes des frontières et de la migration, des totalitarismes et de l’histoire des Balkans. Ardent défenseur des droits de l’homme, de la justice et des minorités, Gazmend Kapllani a été victime, en raison de ses prises de positions, d’intimidations et menaces de mort de la part du parti néonazi Aube dorée. Il s’installe aux Etats-Unis en 2002 et réside actuellement à Boston, où il enseigne l’écriture créative et l’histoire européenne.

Yasmina Khadra

Yasmina Khadra est le nom de plume de Mohammed Moulessehoul, né en 1955 dans le Sahara algérien. Ancien officier de l’armée algérienne, il s’installe en France en 2001 pour échapper à la censure. Récompensée à deux reprises par l’Académie française, son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues et a su toucher des millions de lecteurs. Sa trilogie Les hirondelles de Kaboul (Julliard, 2002), L’attentat (2005, prix des libraires et prix Tropiques) et Les sirènes de Bagdad (2006), consacrée à de récents conflits entre Orient et Occident, a largement contribué à sa renommée. Comptent aussi parmi ses romans les plus notables : A quoi rêvent les loups (1999), L’écrivain (2001), Cousine K (2003), Ce que le jour doit à la nuit (2008, Meilleur livre de l’année du magazine LIRE et prix France Télévisions), La dernière nuit du Raïs (2015), ou encore Ce que le mirage doit à l’oasis, avec Lassaâd Metoui, (Flammarion, 2017). Nombre de ses romans ont fait l’objet d’adaptations en bandes dessinées, au théâtre et au cinéma. Egalement scénariste, Yasmina Khadra prône sans relâche l’éveil à un plus grand humanisme.

Cécile Ladjali

Cécile Ladjali, née à Lausanne en 1971 de mère iranienne, est élevée en France par ses parents adoptifs. Agrégée de lettres modernes, titulaire d’un doctorat sur la figure de l’androgyne dans la littérature de la fin du XIXe siècle, elle enseigne le français dans le secondaire ainsi qu’à l’université Sorbonne-Nouvelle. Romancière, dramaturge, essayiste, Cécile Ladjali a notamment publié, côté fiction, Les souffleurs (Actes Sud, 2004), La chapelle Ajax (2005), Louis et la jeune fille (2006), Shâb ou la nuit (2013, prix du Roman Métis des Lycéens), Illettré (2015) et Bénédict (2018), où reviennent les thèmes qui lui sont chers des appartenances duales, de la quête des origines et de la puissance des mots. Sont également parus les essais Éloge de la transmission (Albin Michel, 2003),en collaboration avec George Steiner, et Mauvaise langue (Seuil, 2007, prix Femina pour la Défense de la langue française). Elle dirige la collection « Le préau » aux éditions Actes Sud, qui explore les chemins de transmissions réinventées du savoir.

Linda Lê

Linda Lê, née en 1963 au Viêt Nam, est arrivée en France en 1977, après la guerre. La langue française, apprise dès l’enfance, à Saigon, est devenue, sinon sa patrie, du moins un espace libre où explorer les exils et les ancrages. Entrée tôt en littérature, avec notamment Les Évangiles du crime (Fayard, 1992), dont une presse unanime a salué l’originalité exceptionnelle, elle publie nombre de romans, nouvelles et essais, la plupart chez Christian Bourgois, parmi lesquels : Calomnies (1993), Les dits d’un idiot (1995), Les trois Parques et Voix (1998), Lettre morte (1999), Personne (2003), In memoriam (2007), Cronos (2010, prix Wepler-Fondation La Poste), À l’enfant que je n’aurai pas (Nil, 2011, prix Renaudot-poche), Lame de fond (2012), Par ailleurs (exils) (2014, prix Louis Barthou de l’Académie française), Roman (2016). Son dernier ouvrage, Héroïnes (2017), trace le portrait de trois femmes qui incarnent le Viêt Nam en exil.

Katja Petrowskaja

Katja Petrowskaja est née en 1970 à Kiev en Ukraine, dans une famille russophone. Après des études littéraires à Tartu en Estonie, puis à New York, Stanford et Moscou, elle s’est installée à Berlin en 1999 où elle est journaliste pour divers médias russes et allemands. En 2013, elle remporte le prestigieux prix Ingeborg Bachmann. Son premier livre, Peut-être Esther (Seuil, 2015, pour la traduction française), qu’elle a choisi d’écrire en allemand, se dessine comme une quête des origines, au cœur d’une Mitteleuropa aujourd’hui disparue. Rapidement devenu un best-seller, multiprimé, il est traduit en dix-neuf langues.

Vladimir Vertlib

Vladimir Vertlib, né en 1966 à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), a émigré en 1971 en Israël avec sa famille avant de s’établir en Autriche, en 1981. Il vit aujourd’hui à Salzbourg. Récompensées par le prix Adalbert von Chamisso (décerné à un ouvrage de langue allemande écrit par un auteur dont ce n’est pas la langue maternelle) et le prix Anton Wildgans, ses œuvres sont traduites en plusieurs langues. Sa première publication en France, L’étrange mémoire de Rosa Masur (Métailié, 2016), a reçu un excellent accueil critique et public. Paraît également au printemps 2018, Lucia et l’âme russe. Grand conteur, Vladimir Vertlib parcourt les épopées du XXe siècle à travers des personnages hauts en couleur, secouant le mythe de l’identité.

Dubravka Ugrešić a malheureusement dû annuler sa venue.


Les chanteuses et musiciennes invitées

Maya Youssef

Née en Syrie au sein d’une famille d’artistes et d’écrivains, Maya Youssef étudie la musique dès l’âge de sept ans au Sulhi al-Wadi Institute of Music puis au High Institute of Music and Dramatic Arts de Damas. Fascinée par les sonorités de cet instrument ancestral, modèle de cithare orientale, elle choisit de jouer du qanoûn, pourtant réputé être réservé aux hommes, et se forme aux traditions musicales arabes, turques, arméniennes et azéri. En 2012, elle bénéficie du programme Exceptional Talent du gouvernement britannique, lui permettant de s’installer en tant qu’artiste au Royaume-Uni. Etablie à Londres, Maya Youssef enseigne le qanoûn et dirige un ensemble musical à la célèbre School of Oriental and African Studies, tout en poursuivant une carrière internationale en soliste et en quatuor. En 2017 sort son premier album Syrian Dreams qui, selon ses mots, est « un voyage intérieur, traversant six ans de guerre ». D’une générosité empreinte de virtuosité et d’humanisme, ses compositions témoignent que « jouer de la musique est un acte d’espérance et d’affirmation de la vie face à la mort ».

Concert Syrian Dreams dans le cadre de Bibliotopia, vendredi 4 mai à 19h30, voir programme ci-dessous.

Noa

Achinoam Nini, connue sous le nom de Noa, née en Israël de parents d’origine yéménite, a grandi aux États-Unis avant de revenir s’établir dans son pays natal. Compositrice et chanteuse israélienne de renommée internationale, elle a partagé la scène avec des stars telles Sting, Stevie Wonder, Pat Metheny, Quincy Jones, Andrea Bocelli et bien d’autres. Avec son complice de toujours, Gil Dor, elle a réalisé plus de quinze albums qui se sont vendus à des millions d’exemplaires à travers le monde. Elle est l’auteure du thème du film La vie est belle, immense succès récompensé aux Oscars. Noa chante en six langues, elle a collaboré avec les plus grands orchestres symphoniques et s’est produite dans des lieux prestigieux, dont le Vatican et la Maison Blanche. Au-delà de son engagement passionné pour la musique, Noa dédie une grande partie de sa vie à promouvoir le dialogue et la paix entre Israël et la Palestine, et oeuvre dans diverses associations. Elle fut notamment la première ambassadrice de bonne volonté israélienne de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en 2003.

Concert Beyond Borders dans le cadre de Bibliotopia, samedi 5 mai à 19h30, voir programme ci-dessous. *COMPLET*


Tout le programme des rencontres, des lectures et autres moments musique et cinéma : 

BIBLIOTOPIA | Programme du vendredi 4 mai-soirée inaugurale

BIBLIOTOPIA | Programme du samedi 5 mai

BIBLIOTOPIA | Programme du dimanche 6 mai


Tarifs et Réservations

Soirée inaugurale du vendredi 4 mai

Tarif unique de CHF 10.-

Sur réservation à vendredi-bibliotopia@fondation-janmichalski.ch

Journée du samedi 5 mai

Pass journée CHF 20.- (plein tarif) | CHF 10.- (retraités, chômeurs, AI et moins de 30 ans) | offert pour les enfants

Sur réservation à samedi-bibliotopia@fondation-janmichalski.ch

Sont inclus dans ce pass journée l’accès à tous les événements du programme du samedi, l’entrée à l’exposition et les navettes en bus depuis la gare d’Apples.

* Le concert de Noa est complet mais les rencontres de la journée restent ouvertes ! *

Journée du dimanche 6 mai

Pass journée CHF 20.- (plein tarif) | CHF 10.- (retraités, chômeurs, AI et moins de 30 ans) | offert pour les enfants

Sur réservation à dimanche-bibliotopia@fondation-janmichalski.ch

Sont inclus dans ce pass journée l’accès à tous les événements du programme du dimanche, l’entrée à l’exposition et les navettes en bus depuis la gare d’Apples.


Transports

Durant le week-end Bibliotopia, prenez le train depuis Morges ou Bière jusqu’à Apples, des bus navettes vous sont offertes de la gare d’Apples jusqu’à la Fondation Jan Michalski, selon les horaires ci-dessous :

Vendredi 4 mai
Apples, gare                         dp           17h30      
Montricher, Fondation       ar            17h45      
…………………………………………………………………………
Montricher, Fondation       dp           22h10
Apples, gare                         ar            22h25

Samedi 5 et dimanche 6 mai
Apples, gare                         dp           9h30      10h30    11h30
Montricher, Fondation       ar            9h45      10h45    11h45
…………………………………………………………………………………………………….
Montricher, Fondation       dp           16h10    18h10    22h10
Apples, gare                         ar            16h25    18h25    22h25

Les correspondances à Apples gare sont garanties.


Restauration

Une restauration salée et sucrée, signée Yves Hohl, vous sera proposée à la vente pendant tout le week-end Bibliotopia, sur la place centrale de la fondation.

— Vendredi 4 mai de 14h à 18h30 – samedi 5 mai de 10h à 21h – dimanche 6 mai de 10h à 21h


Espace Librairie et Dédicaces

La librairie éphémère de Bibliotopia, installée dans la cabane Elemental de la Fondation, propose tous les ouvrages des auteurs invités, en français, en anglais et diverses langues. Les auteurs y dédicacent également leurs livres aux horaires indiqués dans le programme.

Avec la collaboration de la Librairie du Château à Rolle.

— Entrée libre, vendredi 4 mai de 14h à 21h30 – samedi 5 mai de 10h à 19h30 – dimanche 6 mai de 10h à 21h


Bibliothèque

La littérature du monde entier se lit aussi à la bibliothèque de la Fondation : voyagez dans les collections multilingues de plus de 60’000 ouvrages et découvrez le nouveau rayon de livres pour enfants.

— Entrée libre, vendredi 4 mai de 9h à 18h – samedi 5 mai de 9h à 19h30 – dimanche 6 mai de 9h à 18h


Exposition Etel Adnan | La fulgurance du geste

L’accès à l’exposition est offert au public du week-end Bibliotopia : explorez les langages de la peintre et écrivain libano-américaine Etel Adnan, qui délivre en mots, en lignes, en aplats chromatiques, son regard sensible et aiguisé sur la beauté de l’univers.

— Entrée offerte avec l’achat d’un Pass journée Bibliotopia,
vendredi 4 mai de 14h à 18h – samedi 5 mai de 9h à 17h15 – dimanche 6 mai de 9h à 18h


Tous les espaces publics de la Fondation sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

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