Rencontre exceptionnelle avec l’écrivain roumain Mircea Cărtărescu

Dimanche 22 septembre 2019 à 18h30

Mircea Cărtărescu, né en Roumanie en 1956, est titulaire d’un Doctorat en Lettres et enseigne aujourd’hui la littérature roumaine à Bucarest. Poète, romancier, critique littéraire, journaliste, également membre de l’Union des écrivains roumains et du Parlement culturel européen, il est l’une des voix littéraires européennes majeures. Son œuvre compte près de trente ouvrages, traduits dans vingt langues, parmi lesquels, en français, Orbitor (trois tomes, Denoël, 1999-2009), Le Levant (P.O.L, 2014) et La nostalgie (P.O.L, 2017), a été récompensée par de nombreuses distinctions littéraires, dont en 2018 les prestigieux Prix Thomas-Mann (Allemagne) et Formentor de las Letras (Espagne).

Solénoïde, roman monumental, déjà considéré comme le chef-d’œuvre de Mircea Cărtărescu, paraît en français le 22 août aux éditions Noir sur Blanc. S’y déploie le long journal halluciné d’un homme ayant renoncé à devenir écrivain, mais pas à percer le mystère de l’existence. Après avoir grandi dans la banlieue de Bucarest – qui est selon lui le « musée de la mélancolie et de la ruine de toute chose » et à la fois un organisme vivant, coloré, pulsatile –, il devient professeur de roumain dans une école de quartier. Si le métier le rebute, c’est pourtant dans cette école terrifiante qu’il rencontre trois personnages capitaux : Irina, de laquelle il tombe amoureux, un mathématicien qui l’initie aux arcanes les plus singuliers de sa discipline, et les membres d’une secte mystique, les piquetistes, qui organisent dans les cimetières de la ville des manifestations contre la mort. À ses yeux, chaque signe, chaque souvenir et chaque rêve représente un des éléments du casse-tête dont la résolution lui fournira un « plan d’évasion » afin de s’échapper de la « conspiration de la normalité ».

Selon la métaphore du titre, Solénoïde enroule savamment les fils de la mémoire, de l’imaginaire et du songe en une spirale à la force magnétique, tant poétique que métaphysique, faisant résonner des échos de Borges, Swift et Kafka.


Rencontre en roumain, traduite simultanément en français
Modération : Oriane Jeancourt Galignani, écrivain et rédactrice en cheffe de Transfuge
Entrée CHF 10.-
Sur réservation à rencontre@fondation-janmichalski.ch