Rencontre littéraire avec Peter Stamm : «La douce indifférence du monde» – IN GERMAN TRANSLATED INTO FRENCH

Saturday 30 March 201 at 6.30 pm

Peter Stamm est un journaliste et écrivain suisse de langue allemande, né en 1963 dans le canton de Thurgovie. Après avoir longuement séjourné à Paris, à New York et en Scandinavie, il s’est établi à Winterthur. Il a notamment travaillé pour la Neue Zürcher Zeitung, le Tages-Anzeiger-Magazin et la Weltwoche, ainsi que pour le titre satirique Nebelspalter et la revue littéraire Entwürfe für Literatur. Son œuvre de fiction se compose de pièces radiophoniques, de recueils de nouvelles et de romans, aujourd’hui traduits en trente-sept langues et récompensés de nombreux prix, dont le Prix Friedrich-Hölderlin en 2014 et le Prix suisse du livre en 2018.

Depuis son premier roman, Agnès, paru en 2000 aux éditions Bourgois pour sa traduction en français, en passant par Paysages aléatoires (2002), D’étranges jardins (2004), Sept ans (2010), Au-delà du lac (2012), Tous les jours sont des nuits (2014), ou encore L’un l’autre (2017), Peter Stamm aime à plonger en eaux apparemment dormantes, regarde l’extraordinaire sous la surface des existences ordinaires et déploie des univers d’une étrangeté étonnamment intime. D’une écriture minimale et tendue, le romancier alémanique revisite les motifs de la fuite, de la disparition, de l’amour, de la liberté et du double, s’inscrivant ainsi en maître des sentiments souterrains et en sondeur de mirages.

Dans son dernier ouvrage La douce indifférence du monde, Peter Stamm met en place un dispositif littéraire sophistiqué, de mise en abyme en jeu de miroirs, pour raconter une mystérieuse promenade mémorielle dans le grand cimetière de Stockholm. Christoph, le narrateur, est un écrivain que le roman croise à différents âges de la vie. Auteur d’un seul roman à succès écrit à la trentaine sur son histoire d’amour avortée avec une comédienne nommée Magdalena, il narre, deux décennies plus tard, les regrets de cette passion perdue à une jeune femme, Lena, portrait parfait de la Magdalena de son passé. Il confie aussi avoir cessé d’écrire après avoir rencontré son alter ego, un portier de nuit aspirant écrivain de vingt ans de moins que lui. Ce double, Chris, s’avère être le fiancé de Lena…

Fantasmes de la mémoire ou recherche du temps perdu ? Questionnement existentiel sur le libre-arbitre ou magie de la fiction qui rend possibles d’autres destins que le nôtre ? Labyrinthe de collisions temporelles et d’existences parallèles, ce roman à mots comptés, ciselé en trente-sept chapitres concis, entraîne dans un délicieux vertige de l’intime.


Rencontre en allemand, traduite en français
Modérée par Stéphane Maffli,
assistant diplômé à l’Université de Lausanne

Entrée CHF 10.-
Sur réservation à rencontre@fondation-janmichalski.ch


 

  • Newsletter

    Subscribe to the newsletter by entering your e-mail
    * = required field
  • Facebook Twitter YouTube