Écrivains en résidence 2021

Quelques mots sur les écrivains en résidence à la Fondation Jan Michalski au cours de l’année 2021… 

 

DÈS LE MOIS DE JANVIER

 

Cătălin MIHULEAC, Roumanie

(en résidence du 27 janvier au 24 mars)

Né en 1960 à Iaşi, en Roumanie, Cătălin Mihuleac a travaillé en tant que géologue avant de commencer, à la chute du régime communiste, une carrière de journaliste, d’écrivain et dramaturge. En 2009, il soutient une thèse de doctorat consacrée au pamphlet. Ses ouvrages récents mêlent documentation historique et fiction, verve, humour et tragique. Son roman Les Oxenberg & les Bernstein, paru en 2014 et traduit en français aux Éditions Noir sur Blanc en 2020, lève ainsi l’un des tabous de l’histoire contemporaine, celui du pogrom de 1941 à Iaşi, et a reçu le Prix Transfuge du roman européen.

 


 

Sacha FILIPENKO, Biélorussie

(en résidence du 28 janvier au 12 juillet)

Sacha Filipenko est un écrivain et journaliste biélorusse né en 1984. Il a cinq romans à son actif, dont deux ont été publiés en français aux Éditions des Syrtes : Croix rouges (2018) et La traque (2020), récit virtuose d’une chasse à l’homme dans les méandres de la corruption russe. Il est lauréat de nombreux prix, dont le Prix russe 2014, le Prix de la revue Znamya 2014, ainsi que le Prix de littérature du magazine SNOB, et a été sélectionné pour des prix littéraires prestigieux tels que le Bolchaïa Kniga ou le Booker.

 

 


DÈS LE MOIS DE FÉVRIER

 

Serguei LEBEDEV, Russie

(en résidence du 9 février au 7 avril)

Né en 1981 à Moscou, Sergueï Lebedev a travaillé sept ans comme géologue et a participé à des expéditions dans le nord de la Russie et en Asie centrale. Également poète, romancier, essayiste et journaliste, il a consacré plusieurs ouvrages aux secrets de l’histoire soviétique, à la violence du stalinisme et à ses impacts dans la Russie d’aujourd’hui. Ses livres sont traduits en 17 langues. Ont notamment été publiés aux Éditions Verdier La limite de l’oubli (2014), L’année de la comète (2016) et Les hommes d’août (2019).

 

 


 

Ariel DILON, Argentine

(en résidence du 9 février au 6 avril)

Né à Buenos Aires en 1964, Ariel Dilon a traduit en espagnol plus de 90 ouvrages d’auteurs de langues française et anglaise, tels John Cheever, Kurt Vonnegut, Patricia Highsmith, Alfred Jarry, Antonin Artaud, J.M.G. Le Clézio, Henri Michaux, Henri Roorda ou encore Marcel Schwob. Il a été tuteur de traduction littéraire au Collège international des traducteurs littéraires (CITL) et au Centre européen de traduction littéraire (CETL). Il est l’auteur d’un recueil de contes El inventor de dioses y otros apócrifos chinos (Diputación de Badajoz, 2009).

 


 

Mickael CORREIA, France

(en résidence du 9 février au 9 mars)

Mickaël Correia, journaliste français, collabore à Mediapart, Le Monde diplomatique, La Revue dessinée, La Revue du crieur ainsi qu’à CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales. Il est co-fondateur et membre du comité éditorial de la revue Jef Klak qui croise expériences littéraires, sonores, visuelles, et critique sociale. Il est l’auteur de Une histoire populaire du football (La Découverte, 2018).

 

 

 


 

Lucas FERRERO, France

(en résidence du 23 février au 11 mars)

Lucas Ferrero est un auteur de bande dessinée et artiste plasticien français. Ses travaux sont publiés dans plusieurs revues telles que Bien, Monsieur, Novland ou Jef Klak, ainsi qu’aux éditions cacahuète. Actif dans le monde de l’édition, il a été membre du comité éditorial de la maison The Hoochie Coochie de 2017 à 2019, membre du comité visuel et éditorial de la revue Jef Klak, et a rejoint depuis 2019 le comité de rédaction de Nunatak, revue d’histoires, cultures et luttes des montagnes.

https://lucas-ferrer0.tumblr.com/

 


DÈS LE MOIS D’AVRIL

 

Florian BISSIG, Suisse

(en résidence du 12 avril au 27 avril)

Florian Bissig, né en 1979, a étudié à Zurich, Berlin et Austin. Diplômé en philosophie, il a consacré son doctorat en philologie anglaise à une étude sur S. T. Coleridge (Coleridge and Communication, Trier, 2015). Il est journaliste et critique dans les domaines de la littérature, de la musique et de la philosophie pour divers médias suisses. Il est l’auteur d’une petite anthologie critique de la poésie suisse publiée en 2018 par Limbus Verlag sous le titre Mauerlängs durch die Nacht. Il traduit actuellement la poésie de Coleridge en allemand, tout en travaillant à l’écriture de sa biographie.

https://www.florianbissig.ch/

 


 

Agata TUSZYNSKA, Pologne

(en résidence du 15 avril au 12 mai)

Romancière, poète, biographe, journaliste et dramaturge, Agata Tuszyńska est née et vit à Varsovie. Elle travaille particulièrement sur la mémoire polonaise des années de guerre. Parmi ses ouvrages traduits en français comptent Singer : paysages de la mémoire (Noir sur Blanc, 2002), ainsi qu’aux Éditions Grasset Une histoire familiale de la peur (2006), Exercices de la perte (2009), Wiera Gran, l’accusée (2011), La fiancée de Bruno Schulz (2015) ou encore Affaires personnelles (L’antilope, 2020).

https://www.agatatuszynska.com/fr/

 


 

Anne COLLONGUES, France

(en résidence du 13 avril au 12 mai)

Née en 1985, Anne Collongues est une écrivaine et photographe française. Après avoir vécu à Paris et en Israël, elle s’est établie à Avignon. Son premier roman, Ce qui nous sépare, paraît chez Actes Sud en 2016. Suivent notamment un livre de photographies en dialogue avec un texte d’Olivier Rolin, L’heure blanche (Le bec en l’air, 2017) et des textes de fiction Le gant (Esperluète, 2018), accompagné d’encres de Patrick Devreux, et Nous nous sommes rencontrés (Nuit Myrtide, 2019) avec des dessins de Sylvie Sauvageon. Ses nombreuses collaborations artistiques sont pour elle l’occasion d’approfondir son intérêt pour le rapport entre texte et image.

https://www.anne-collongues.com/


 

Roxane DURU, France

(en résidence du 13 avril au 26 mai)

Roxane Duru est née en 1986 à Toulouse et travaille dans l’édition. Elle a écrit plusieurs nouvelles pour la revue Bordel. Après avoir passé, pendant plusieurs mois, ses nuits au Bois de Boulogne, à la rencontre de prostituées transgenres, elle prépare un projet littéraire autour des zones de marginalité.

 

 

 

 


 

Jorge COMENSAL, Mexique

(en résidence du 21 avril au 30 juin)

Né en 1987, Jorge Comensal a étudié la littérature à l’Université de Mexico et collabore à des magazines tels que Este País, Tierra Adentro, Vice, Letras Libres et Variopinto. Il est lauréat de bourses de la Fundación para las Letras Mexicanas et du Fondo Nacional para la Cultura y las Artes. Son premier roman, fable tragicomique à l’humour corrosif, paraît en espagnol en 2016, et est traduit dans de nombreuses langues, dont en français sous le titre Les mutations (Les escales, 2019). Il est également l’auteur d’un essai sur la lecture, Yonquis de las letras (La Huerta Grande, 2017).

 


DÈS LE MOIS DE MAI

 

Gabi MARTINEZ, Espagne

(en résidence du 3 au 17 mai)

Journaliste et écrivain, Gabi Martínez est né à Barcelone en 1971. En 2005, il publie Una España inesperada chez Polidiero, un recueil de chroniques qui devient une référence dans le nouveau journalisme littéraire espagnol. Histoire vraie de l’homme qui cherchait le yéti (Autrement, 2013), à mi-chemin entre biographie et enquête journalistique, est le premier ouvrage de l’auteur traduit en français, suivi du roman d’investigation Les défenses (Christian Bourgois, 2017). En 2020, paraît Un cambio de verdad (Seix Barral).

 

 


 

Diego OLAVARRIA, Mexique

(en résidence du 4 au 28 mai)

Chroniqueur, essayiste et traducteur mexicain, Diego Olavarría a publié son premier livre El paralelo etíope (Fondo Editorial Tierra Adentro) en 2015, suivi de Historia de nuestro futuro (Fondo mexicano para la conservación de la naturaleza, 2019) qui retrace les principaux courants historiques ayant transformé l’environnement du Mexique. Son travail de chronique, entre autobiographie et exploration des réalités sociales, Honduras, o el canto del gallo a été récompensé par le Premio Bellas Artes de Crónica Literaria Carlos Montemayor 2020.

 


 

Paul BESSON, France

(en résidence du 4 mai au 25 juin)

Paul Besson, né en 1987, est écrivain, compositeur et artiste visuel. Après des études de philosophie, il a exercé divers métiers pour soutenir ses différentes activités artistiques. Son premier roman, Paris-Saint-Denis, parcours initiatique d’un dilettant éclairé autant que portrait à contre-courant d’une ville de banlieue, a paru en 2019 chez JC Lattès.

 

 

 


 

Esther CRUZ SANTAELLA, Espagne

(en résidence du 18 mai au 16 juin)

Après des études de traduction et d’interprétariat, Esther Cruz Santaella s’est établie depuis 2004 comme traductrice de l’anglais, de l’allemand et du grec vers l’espagnol. Dans le champ littéraire, elle a traduit plus de 40 ouvrages d’écrivains tels Thomas Mann, Jan Morris, Rick Bass, Seth, et J.J. Connington. Elle donne également des cours et conférences pour les étudiants et les professionnels.

 

 

 


 

Jean-Yves RUF, Suisse

(en résidence du 19 mai au 2 juin)

Jean-Yves Ruf est metteur-en-scène, comédien et pédagogue. Après une formation littéraire, et musicale, il entre à l’École supérieure d’art dramatique du Théâtre national de Strasbourg. Il a créé une quarantaine de spectacles, principalement en France et en Suisse, au théâtre et à l’opéra, et a signé le texte d’une dizaine de créations collectives. Il a dirigé La Manufacture, Haute école des arts de la scène à Lausanne de 2007 à 2010.Il enseigne dans différentes écoles supérieures en Suisse, en France et en Norvège.

 

 


 

Susana MOREIRA MARQUES, Portugal

(en résidence du 31 mai au 9 juillet)

Écrivaine et journaliste, Susana Moreira Marques vit à Lisbonne. Elle collabore à plusieurs revues, dont Granta, Tin House ou encore Feuilleton. Son travail journalistique a été récompensé à plusieurs reprises, notamment, en 2012, par le Prix de l’UNESCO pour les droits de l’homme et l’intégration. Son premier livre, Maintenant et à l’heure de notre mort, publié en français aux Éditions do en 2019, mêle littérature de voyage, histoire orale et méditation philosophique autour de la fin de vie. Son second ouvrage, Quanto tempo tem um dia – Experiências de maternidade (Fundação Francisco Manuel dos Santos, 2020) traite de la maternité.

 


DÈS LE MOIS DE JUIN

 

Joanne CHASSOT, Suisse

(en résidence du 1er au 30 juin)

Après un doctorat en littérature anglophone, Joanne Chassot a travaillé à l’Université de Lausanne comme maître-assistante à la Facultés des lettres, puis comme chargée de projets au Bureau de l’égalité de l’UNIL. Lauréate du Prix de la Sorge, du Prix Atelier Studer-Ganz et du Cenacolo des Eventi Letterari del Monte Verità, elle a publié des textes dans Le Persil, Archipel et Opera Nuova. En 2020, elle reçoit la Bourse à l’écriture de l’État de Vaud pour son premier roman. Elle est membre du collectif littéraire l’AJAR.

 

 


 

Marta ELES, Hongrie

(en résidence du 2 au 29 juin)

Née à Budapest, Márta Éles a étudié la littérature hongroise et polonaise. Elle a travaillé comme bibliothécaire et programmatrice d’événements littéraires à l’Institut polonais de Budapest avant de devenir traductrice littéraire en 1997. Parmi ses traductions d’écrivains polonais comptent Mikołaj Łoziński, Janusz Korczak Józef Tischner.

 

 

 

 


 

Patrick HERSANT, France

(en résidence du 7 au 22 juin)

Patrick Hersant est maître de conférence à l’Université Paris 8, où il enseigne la littérature anglaise et la pratique traductive. À la tête de l’équipe « Multilinguisme, traduction, création » à l’Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM), il y anime également un cours autour de la génétique des traductions. Ses recherches s’intéressent à la collaboration en traduction, au discours des traducteurs et à la révision des traductions littéraires. Il a notamment traduit Robert Louis Stevenson, Francis Scott Fitzgerald et Seamus Heaney.

 


 

Krystyna DABROWSKA, Pologne

(en résidence du 22 juin au 28 juillet)

Poète, essayiste et traductrice polonaise, Krystyna Dąbrowska est diplômée du département de graphisme de l’Académie des beaux-arts de Varsovie. Elle est l’auteure de quatre recueils de poèmes, dont le deuxième, Białe krzesła (WBPiCAK, 2012), a remporté le Prix Wisława Szymborska et le Prix Kościelski en 2013, deux des plus prestigieuses récompenses littéraires polonaises. Le quatrième, Ścieżki dźwiękowe (Wydawnictwo a5, 2018), est lauréat du Prix littéraire de la Ville de Varsovie 2019. Ses poèmes ont été traduits en 19 langues. Elle a notamment traduit la poésie de W. C. Williams, W. B. Yeats, Thomas Hardy, Thom Gunn, Charles Simic et Kim Moore.

 


 

Diego Amando MORENO GARZA, Mexique

(en résidence du 30 juin au 28 juillet)

Diego Amando Moreno Garza, né en 1987, est un écrivain, photographe, scénariste et réalisateur mexicain. Diplômé de la Facultés des arts visuels de l’Université autonome de Nuevo León de Mexico, il a obtenu un doctorat au CICAHM (Centre de recherche en sciences, arts et sciences humaines) de Monterrey, avec une spécialisation en littérature. Parmi ses derniers films comptent Nosotros, Lucifer et Exergo.

 

 


DÈS LE MOIS DE JUILLET

 

Asiya WADUD, Etats-Unis

(en résidence du 26 juillet au 26 août)

Asiya Wadud est une écrivaine et poète américaine, auteure de Crosslight for Youngbird (Nightboat Books, 2018), de Day Pulls Down the Sky… a Filament in Gold Leaf, écrit avec Okwui Okpokwasili, (Danspace & Belladonna, 2019) et de Syncope (Ugly Duckling Presse, 2019). Ses textes ont par ailleurs été publiés dans BOMB Magazine ou la revue Makhzin, ainsi que dans l’anthologie Best American Experimental Writing. Elle enseigne également la poésie aux enfants de l’école Saint Ann de Brooklyn, à New York. Son prochain livre No Knowledge Is Complete Until It Passes Through My Body paraîtra en 2021 chez Nightboat Books.

https://www.asiyawadud.com/

 


 

Phoebe POWER, Royaume-Uni

(en résidence du 5 juillet au 4 août)

Phoebe Power est une poète britannique établie à York. Son premier recueil de poèmes, Shrines of Upper Austria (Carcanet Press, 2018), a reçu de nombreux prix, dont le Forward Prize for Best First Collection. Parmi ses projets récents comptent Once More the Sea, une série sur la côte de Durham, et Christl, une installation vidéo consacrée aux femmes réfugiées de guerre, mêlant poésie, son et art visuel.

https://phoebepowerpoetry.wordpress.com/

 

 


 

Raluca Maria HANEA, France / Roumanie

(en résidence du 6 juillet au 4 août)

Raluca Maria Hanea, née en 1982 en Transylvanie, est une poète et traductrice roumaine. Elle suit des études de lettres en Roumanie, puis d’histoire de l’art et de cinéma à Paris, où elle habite depuis une dizaine d’années. Elle a collaboré avec des revues telles que Averse, Aka, remue.net, Babel heureuse, N47, Mula Blanca. En 2015 paraît son premier recueil, intitulé babil (Éditions du Petit Pois), suivi par Sans chute et Retirements (Éditions Unes, 2016 et 2018). Ses textes, nourris du va-et-vient entre l’écriture littéraire et cinématographique, sont fréquemment accompagnés de collages ou de dessins.

 


 

Marie-Eve LACASSE, France

(en résidence du 19 juillet au 2 août)

Marie-Ève Lacasse est née en 1982 en Outaouais, au Canada. Elle s’installe à Paris en 2003 et étudie l’œuvre photographique de Denis Roche. Entre 1994 et 2004, elle publie trois romans au Canada, crée le blog littéraire laviedebiais.net et travaille pour la presse, notamment pour France Culture, Paulette, Technikart, TRAX. Peggy dans les phares (Flammarion, 2017), s’attache à la figure de Peggy Roche, styliste, rédactrice de mode française et secrète compagne de Françoise Sagan. Son dernier livre, Autobiographie de l’étranger (Flammarion, 2020) interroge le sentiment d’étrangeté et le « chez-soi » que sont les livres.

http://www.marie-eve-lacasse.net/

 


 

Andrea INGLESE, Italie

(en résidence du 20 juillet au 4 août)

Poète, traducteur, essayiste et enseignant, Andrea Inglese est né en 1967 à Turin et vit aujourd’hui en région parisienne. Parmi ses nombreuses publications figurent des essais sur la littérature (L’eroe segreto. Il personaggio nella modernità dalla confessione al solipsismo, Università di Cassino, 2003), des recueils de poésie (Inventari, Zona, 2001 ; Colonnes d’aveugles, Clou dans le fer, 2007 ; La grande anitra, Oèdipus, 2013), des textes en prose (Prati/Pelouses, La Camera Verde, 2007 ; Nell’occhio di chi guarda, Donzelli, 2014), ainsi que le récent Mes adieux à Andromède (art&fiction, 2020). Co-fondateur du blog littéraire Nazione Indiana, il est également rédacteur pour le mensuel culturel Alfabeta2.

 


DÈS LE MOIS D’AOÛT

 

Axel SOURISSEAU, France

(en résidence du 4 août au 1er septembre)

Axel Sourisseau, né à Nantes en 1988, est un poète français. Après des études d’histoire de l’art et d’archéologie, il travaille quelques années dans le milieu de l’art contemporain. Auteur itinérant depuis 2015, il a publié deux recueils de poésie aux Éditions de La Crypte, Le ravin aux ritournelles (2018) et Catafalques (2020). Publié dans la revue Le Cafard hérétique, son texte poétique Au palais des ombres, accompagné des photographies de Nicholé Velásquez a reçu une mention spéciale au Prix Poésie21 2018, décerné par la Fondation Saint-John Perse. Passionné d’anthropologie, il sillonne au sein de son travail les liens complexes entre territoire, mythe et mémoire.

 


 

Sama MOAYERI, Iran

(en résidence du 4 août au 21 septembre)

Étudiante à l’Université de Téhéran, Sama Moayeri est détentrice d’un Bachelor en communication visuelle et fait partie de la National Elites Foundation d’Iran. Elle enseigne également depuis deux ans l’histoire de l’art et la création visuelle. Férue d’arts, de littérature et d’histoire, elle est par ailleurs photographe et traductrice. Elle traduit actuellement l’ouvrage italien Il nome della madre de Roberto Camurri en farsi.  

 

 


 

Yann APPERRY, France

(en résidence du 10 août au 15 septembre)

Yann Appery, né en 1972, est un romancier, librettiste, scénariste et traducteur franco-américain. Pensionnaire de la Villa Médicis en 1997, il publie la même année son premier roman, Qui-vive (Éditions de Minuit). Suivent notamment chez Grasset Paradoxe de ciel nocturne (1999), Diabolus in Musica (2000, Prix Médicis) ou Farrago (2003, Prix Goncourt des lycéens). Son prochain livre, Vétérinaire des monstres, paraîtra en 2021. Il écrit également pour la radio, le théâtre, l’opéra, ainsi que pour le cinéma, avec une passion particulière pour les projets musicaux.

 


 

Guy CHEVALLEY, Suisse

(en résidence du 11 août au 8 septembre)

Prix du Jeune Écrivain de langue française en 2010, Guy Chevalley a publié deux romans : Cellulose (Olivier Morattel, 2015) et De fiel et de fleurs (L’Âge d’Homme, 2019). En 2017, il a été lauréat d’une bourse littéraire de Pro Helvetia. Il est également actif au sein du collectif littéraire AJAR, avec lequel il a notamment coécrit le roman Vivre près des tilleuls (Flammarion, 2016). Il vit à Genève.

https://guychevalley.wordpress.com/

 

 


 

Karol LESMAN, Pays-Bas

(en résidence du 11 août au 21 septembre)

Traducteur, Karol Lesman, né en 1951 d’une mère néerlandaise et d’un père polonais, a étudié la littérature polonaise à Amsterdam et Cracovie, villes dans lesquelles il vit en alternance. Il a traduit plus de soixante ouvrages de prose et de poésie, parmi lesquels les œuvres des Prix Nobel Czesław Miłosz, Wisława Szymborska et Olga Tokarczuk. Il traduit actuellement le roman de Wiesław Myśliwski Ucho Igielne [Le chas de l’aiguille].

 

 


DÈS LE MOIS DE SEPTEMBRE

 

Pablo INGBERG, Argentine

(en résidence du 1er au 29 septembre)

Écrivain et traducteur littéraire argentin, Pablo Ingberg est né à Dolores en 1960. Il écrit dans divers genres : roman, poésie, essai et fiction pour la jeunesse. Il a traduit près d’une centaine d’ouvrages, du grec ancien, du latin, de l’anglais et de l’italien vers l’espagnol, dont Sappho, Sophocle, Virgile, Shakespeare, Jane Austen, Charles Dickens, Herman Melville, Walt Whitman, Edgar Allan Poe, Lewis Carroll, James Joyce, Virginia Woolf, Luigi Pirandello, Italo Svevo ou Alberto Nessi.

https://www.pabloingberg.com.ar/poesia/

 

 


 

Rokus HOFSTEDE, Belgique

(en résidence du 15 septembre au 13 octobre)

Rokus Hofstede, né en 1959 aux Pays-Bas, est un traducteur et essayiste néerlandais, résidant en Belgique. Ses traductions, aussi bien d’essais que de fictions, portent notamment sur des textes de Pierre Bourdieu, Roland Barthes, Annie Ernaux, Régis Jauffret, ainsi que l’intégralité des écrits de Pierre Michon. En 2015, en collaboration avec Martin Haan, il publie une nouvelle traduction de Du côté de chez Swann (Swanns kant op, Athenaeum – Polak & van Gennep). En 2019 a paru sa traduction de La grande peur dans la montagne de C.-F. Ramuz.

 


 

Patrick BARKHAM, Royaume-Uni

(en résidence du 21 septembre au 13 octobre)

Patrick Barkham, né en 1975, est un écrivain et journaliste britannique. Il collabore depuis vingt ans au Guardian comme rédacteur nature et a publié cinq ouvrages de nature writing chez Granta Books, dont The Butterfly Isles (2010), Badgerlands (2013, East Anglian Book Award), Coastlines (2015), Islander (2017, National Geographic Traveler Magazine 2018 Book of the Year) et Wild Child: Coming Home to Nature (2020).

 

 


 

Nadine EGHELS, France

(en résidence du 22 septembre au 3 novembre)

Née en 1957, Nadine Eghels a étudié la psychologie clinique à l’Université libre de Bruxelles avant d’entrer, en 1984, au Théâtre Varia où elle dirige la communication et organise des « journées particulières » autour des spectacles. En 1991, elle rejoint Jean-Pierre Vincent au théâtre Nanterre-Amandiers comme directrice de la communication. En 1999, elle crée TEXTES & VOIX et y conçoit depuis des lectures et rencontres littéraires, en collaboration avec de nombreux écrivains et comédiens.

https://www.textes-et-voix.fr/

 


 

Tim MOHR, Etats-Unis

(en résidence du 28 septembre au 14 octobre)

Écrivain et traducteur, Tim Mohr est spécialisé dans les sujets rock et punk. Il a traduit, de l’allemand à l’anglais, les ouvrages de Wolfgang Herrndorf, Alina Bronsky, Charlotte Roche ou encore Sybille Berg. Auteur d’une histoire du mouvement punk en RDA, Burning Down the Haus (Algonquin Books, 2018), il est aussi biographe de Gil Scott-Heron, de Duff McKagan des Guns N’ Roses ou encore de Paul Stanley du groupe Kiss. Il a par ailleurs été DJ à Berlin.

 

 


DÈS LE MOIS D’OCTOBRE

 

Lina MOUNZER, Liban

(en résidence du 5 octobre au 15 décembre)

Lina Mounzer est une traductrice et écrivaine établie à Beyrouth. Son travail d’écriture est paru dans Bidoun, Warscapes, The Berlin Quarterly, The Paris Review, et Literary Hub, ainsi que dans différents recueils dont Hikayat: An Anthology of Lebanese Women’s Writing (Telegram Books, 2007) et Tales of Two Planets (Penguin Books, 2020), une anthologie de textes sur le climat et les inégalités. Elle traduit de l’arable vers l’anglais des fictions et des essais, notamment de l’écrivain algérien Salah Badis et des écrivains libanais Hassan Daoud et Chaza Charafeddine.

 


 

Lancelot HAMELIN, France

(en résidence du 6 octobre au 10 novembre)

Lancelot Hamelin, né en 1972, est comédien, metteur en scène, journaliste et auteur de théâtre, de fictions, de séries télé et de bande dessinée. Il a publié deux romans à L’Arpenteur, Le couvre-feu d’octobre (2012) et À la crête des vagues (2016), ainsi que chez Glénat les BD La mort aux yeux de cristal avec le dessinateur Etienne Oburie (2018) et Dans les eaux glacées du calcul égoïste avec le dessinateur Luca Erbetta (deux tomes, 2018 et 2020). De 2014 à 2018, il a travaillé sur la vie onirique, en résidence au théâtre Nanterre-Amandiers et à la Villa Médicis. Il mène actuellement une enquête collaborative sur un lieu psychiatrique médiéval d’Alep, avec un groupe de patients et le cinéaste Christophe Bisson.

 


 

Valentina RAMONA DE JESUS, Colombie

(en résidence du 6 octobre au 25 novembre)

Poète, traductrice et journaliste colombienne, Valentina Ramona de Jesús a grandi en Inde et a publié son premier recueil de poésie Dos metros cuadrados de piel aux Éditions KLAK en 2019. Ses nouvelles et textes poétiques sont par ailleurs parus dans diverses anthologies. Elle réside actuellement à Berlin et travaille sur la première traduction anglaise de l’étude Viaje a pie du philosophe colombien Fernando González Ochoa (1895-1964), issue d’une année de pérégrinations à travers son pays.

 


 

Cristina RIVERA GARZA, Mexique

(en résidence du 19 octobre au 15 décembre)

Écrivaine, critique, traductrice et historienne, Cristina Rivera Garza est née en 1964 à la frontière nord-est du Mexique, à Matamoros. Docteur en histoire de l’Amérique latine et professeure d’écriture créative en espagnol à l’Université de Houston, elle partage sa vie entre le Mexique et les États-Unis. Elle est l’auteure de six romans qui lui ont valu une reconnaissance internationale, dont Personne ne me verra pleurer (Phébus, 2013), lauréat du Meilleur Roman au Mexique en 2000 et du Prix Roger Caillois 2013 pour sa traduction en français. Son œuvre interroge le langage, la mémoire et le genre d’un point de vue transnational.

 


 

Yaghoub YADALI, Iran

(en résidence du 19 octobre au 15 décembre)

Yaghoub Yadali est un écrivain iranien, auteur de recueils de nouvelles et de romans. Il a travaillé comme producteur à la télévision iranienne jusqu’en 2007, quand sa condamnation à un an de prison pour avoir dépeint une relation adultère dans son roman Rituals of Restlessness (Phoneme, 2016, pour la traduction anglaise) le contraint à l’exil aux États-Unis. Il contribue aux médias Words Without Borders, Consequence Magazine, Sampsonia Way Magazine, et bénéficie notamment des programmes d’écrivains en résidence des Universités de l’Iowa et de Harvard, et de l’organisation City of Asylum, à Pittsburgh.

 


DÈS LE MOIS DE NOVEMBRE

 

Cécile BURNAND, Suisse

(en résidence du 9 novembre au 15 décembre)

Artiste pluridisciplinaire, Céline Burnand a étudié les arts visuels à la Haute École d’art et de design (HEAD) à Genève, puis l’histoire de l’art, la littérature et l’histoire du cinéma à Lausanne, et enfin l’anthropologie visuelle à Berlin. Après quelques années de travail en Suisse et à l’étranger (San Francisco, Paris, Madrid), elle s’est installée au Caire en 2017 pour explorer les réalités sociales au-delà de son atelier et partage son temps entre enseignement, recherche en anthropologie et création visuelle.

http://www.celineburnand.com/

 


 

En tandem

Charlotte COOMBE, Royaume-Uni

(en résidence du 17 novembre au 8 décembre)

Traductrice, Charlotte Coombe travaille depuis le français et l’espagnol vers l’anglais. Elle est lauréate de deux bourses PEN Translates : en 2015, pour la traduction de Khomeiny, Sade et moi d’Abnousse Shalmani (Grasset, 2014), paru sous le titre Khomeini, Sade and Me (World Editions, 2016), et pour Tiempo muerto de Margarita García Robayo, publié en anglais en 2020 chez Charco Press sous le titre Holiday Heart. En 2020, elle a fondé la chaîne You Tube « Translators Aloud », mettant en avant le travail des traducteurs littéraires.

 

&

 

Isabel ADEY, Royaume-Uni

(en résidence du 17 novembre au 8 décembre)

Traductrice de l’espagnol et de l’allemand vers l’anglais, également enseignante, Isabel Adey est établie à Edimbourg. Lauréate du programme du Goethe-Institut pour les traducteurs émergents, elle s’intéresse particulièrement aux sujets liés à l’identité culturelle, aux droits des femmes ou encore à l’immigration. Elle a notamment traduit le thriller de l’Allemand Marc Raabe Homesick (Zaffre Publishing, 2018), ainsi que, en collaboration avec Charlotte Coombe, Self-criticism et Tea in Augsburg de l’écrivaine colombienne Marvel Moreno.

https://www.imatranslations.com/

 


EN ATTENTE

 

Yvonne Adhiambo OWUOR, Kenya

(dates à définir)

Yvonne Adhiambo Owuor, écrivaine kényane d’expression anglaise, est titulaire d’un master en philosophie et écriture créative de l’Université du Queensland, près de Brisbane. Auteure de fictions et d’essais, elle a notamment publié Dust (Knopf, 2014, traduit en français sous le titre La maison au bout des voyages, Actes Sud, 2017), où, entre les secrets de famille, se dévoilent les blessures de l’histoire du Kenya, ainsi que Dragonfly Sea (Knopf, 2019). Elle travaille actuellement à l’écriture de son prochain roman, provisoirement intitulé The Long Decay.

 

 


 

Burhan SONMEZ, Turquie

(dates à définir)

Burhan Sönmez, né en Turquie en 1965, est un écrivain turco-kurde. Il a longtemps exercé comme avocat spécialisé dans les droits humains à Istanbul avant de rejoindre la Grande-Bretagne en tant qu’exilé politique. Il écrit pour la presse, notamment pour The Guardian, Der Spiegel, Die Zeit et La Repubblica, et a traduit en turc des poèmes de William Blake. Il a également publié quatre romans traduits en 41 langues et lauréats de nombreux prix. Ont paru en français chez Gallimard Maudit soit l’espoir (2018) et Labyrinthe (2020), un roman sur la mémoire et l’identité. Il est membre du bureau de PEN International.

https://www.burhansonmez.com/en

 


 

Daniel GALERA, Brésil

(dates à définir)

Écrivain et traducteur brésilien né en 1979, Daniel Galera est établi à Porto Alegre. Il a publié des nouvelles, des fictions et de la bande dessinée. Parmi ses titres traduits en français comptent Paluche (Gallimard, 2010), La barbe ensanglantée (Gallimard, 2015) et Minuit vingt (Albin Michel, 2018) ainsi que le roman graphique Cachalot (Cambourakis, 2012) avec le dessinateur Rafael Coutinho. Il traduit également de la fiction, de l’anglais au portugais, notamment les œuvres de David Foster Wallace, Irvine Welsh, John Cheever ou encore Zadie Smith.

 

 


Photos: Serguei Lebedev © Tanja Draškić Savić | Joanne Chassot © Julie Blanco | Daniel Galera © Suhrkamp Verlag | Andrea Inglese © Mylene Sarant | Karol Lesman © Danuta Wegiel | Valentina Ramona de Jesús © Bernhard Gruber | Jean-Yves Ruf © Benjamin Chelly | Madeleine Thien © Rawi Hage | Axel Sourisseau © Cyprien Leym
Photos © D.R