Écrivains en résidence 2022

Quelques mots sur les écrivains en résidence à la Fondation Jan Michalski au cours de l’année 2022… 

 

Alexandre Chollier, Suisse

(en résidence du 25 janvier au 23 février)

Né en 1970, Alexandre Chollier est géographe de formation. Il partage son temps entre enseignement à Genève, recherches et écriture. Auteur chez Héros-Limite de deux ouvrages, Autour du cairn (2010, réédition 2019) et Les dimensions du monde (2016), il tient une chronique dans Le Courrier où il fait se croiser lectures de livres et lectures de l’actualité. Il dirige également la collection « géographie(s) » aux Éditions Héros-Limite.

 

 


 

Violaine Schwartz, France

(en résidence du 27 janvier 17 février)

Formée à l’école du Théâtre national de Strasbourg, Violaine Schwartz est une comédienne et écrivaine française. Elle est l’auteure de pièces radiophoniques, de pièces de théâtre – IO 467 (Les Solitaires Intempestifs, 2013), Comment on freine ? (P.O.L, 2015), J’empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte (P.O.L, 2017) –, ainsi que, aux éditions P.O.L, de romans – La tête en arrière (2010), Le vent dans la bouche (2013, Prix Eugène Dabit du roman populiste), Une forêt dans la tête (2021) – et d’un recueil de témoignages de réfugiés, Papiers (2019).

 

 


 

Adrien Blouët, France

(en résidence du 27 janvier au 24 février)

Né en 1992, Adrien Blouët a étudié à l’école des Beaux-Arts de Paris où il découvre l’anthropologie, discipline qui le mènera à l’écriture de fiction. En 2017, il rejoint l’école Offshore située à Shanghai, en Chine, programme de formation et de recherche qui permet à de jeunes artistes de confronter leur travail au contexte de la mondialisation par une immersion active au sein de l’une des mégapoles les plus représentatives des mutations économiques et culturelles du monde contemporain. Il voyage ensuite au Japon. Ses romans, L’absence de ciel (2019) et Les immeubles de fer (2021), sont parus chez Noir sur Blanc dans la collection « Notabilia ».

 

 


 

Cressida Peever, Royaume-Uni

(en résidence du 25 janvier au 15 février)

Cressida Peever est une écrivaine et dramaturge britannique établie à Londres. Ses histoires s’intéressent particulièrement au leadership féminin. Elle a notamment écrit les spectacles de cabaret-théâtre immersifs Divine Proportions (2018-19) et Red Palace (2019-20), qui ont tous deux été joués pendant dix-sept semaines dans la salle londonienne The Vaults. Red Palace a été vu par plus de 12’000 spectateurs et élu par The Stage comme l’un des meilleurs spectacles de 2019. Elle développe actuellement sa première fiction télévisée avec Woolyback Productions.

https://www.cressidapeever.com/

 


 

Marco Martella, Italie

(en résidence du 25 janvier au 22 février)

Marco Martella, né à Rome, est un écrivain et jardinier résidant en France. Au croisement de l’essai et de la fiction, ses livres, parmi lesquels Le jardin perdu (Actes Sud, 2011), Un petit monde, un monde parfait (Poesis, 2018) ou Fleurs (Actes Sud, 2021), sont aussi édités en italien et en espagnol. En 2010, il a créé la revue Jardins, qui explore les dimensions poétiques, philosophiques et existentielles qui lient l’homme à la nature et au paysage.

https://lespommessauvages.fr

 


 

Alicja Rosé, Pologne

(en résidence du 22 février au 22 mars)

Alicja Rosé est une poète et illustratrice polonaise, également traductrice de l’anglais, de l’espagnol, de l’italien, du français et du norvégien. Pour ses illustrations du livre Ten i tamten las (Wilk & Król Oficyna Wydawnicza, 2017) de Magdalena Tulli, elle a reçu le Prix littéraire de Varsovie et a été nominée pour le Prix international IBBY. Son volume illustré de poèmes Północ. Przypowieści (Znak, 2019, préface d’Adam Zagajewski) a été présenté en avant-première au Festival Miłosz 2019. Elle écrit également dans Kultura Liberalna, Zeszyty Literackie, Wiersze w metrze, Gazeta Wyborcza, Lighthouse Journal, Carteggi Letterari, Twórczość, Więź, Czas Literatury et Dekada.

https://alicjarose.com/

 


 

Katie Kitamura, États-Unis

(en résidence du 2 au 17 mars)

Katie Kitamura, née en 1979, a grandi entre le Japon et la Californie. Romancière, journaliste et critique d’art établie à New York, elle est l’auteure de quatre romans, traduits en dix-huit langues. Elle enseigne également l’écriture créative à l’Université de New York. Ses deux premiers romans, The Longshot (Free Press, 2009) et Gone to the Forest (Free Press, 2013), ont été finalistes du New York Public Library’s Young Lions Fiction Award ; Intimacies (Penguin Books, 2021, a été sélectionnée pour leNational Book Award. Les pleureuses (Stock, 2017), histoire de l’échec d’un mariage et d’une disparition dans une Grèce en proie aux incendies, est son premier titre traduit en français.

 


 

Nicolas Cavaillès, France

(en résidence du 8 au 24 mars)

Nicolas Cavaillès, traducteur et écrivain né en 1981 à Saint-Jean-sur-Veyle, a traduit en français certaines des plus grandes voix de la littérature roumaine, dont Gabriela Adameşteanu, Mircea Cărtărescu, Nicoleta Esinencu, Norman Manea, Ileana Mălăncioiu, Bogdan-Alexandru Stănescu, Dumitru Tsepeneag et Urmuz. Il est par ailleurs l’éditeur des œuvres françaises de Cioran dans la « Pléiade » et l’auteur de nombreux récits et fictions, notamment Vie de monsieur Leguat (Le Sonneur, 2013, Prix Goncourt de la Nouvelle 2014), Pourquoi le saut des baleines (Le Sonneur, 2015, Prix Gens de Mer 2015), Rotroldiques (Marguerite Waknine, 2019) ou récemment Le temps de Tycho (José Corti, 2021).

 


 

Daniel Galera, Brésil

(en résidence du 1er au 31 mars)

Écrivain et traducteur brésilien né en 1979, Daniel Galera est établi à Porto Alegre. Il a publié des nouvelles, des fictions et de la bande dessinée. Parmi ses titres traduits en français comptent Paluche (Gallimard, 2010), La barbe ensanglantée (Gallimard, 2015) et Minuit vingt (Albin Michel, 2018) ainsi que le roman graphique Cachalot (Cambourakis, 2012) avec le dessinateur Rafael Coutinho. Il traduit également de la fiction, de l’anglais au portugais, notamment les œuvres de David Foster Wallace, Irvine Welsh, John Cheever ou encore Zadie Smith.

 


 

Burhan Sönmez, Turquie

(en résidence du 9 au 23 mars)

Burhan Sönmez, né en Turquie en 1965, est un écrivain turco-kurde. Il a longtemps exercé comme avocat spécialisé dans les droits humains à Istanbul avant de rejoindre la Grande-Bretagne en tant qu’exilé politique. Il écrit pour la presse, notamment pour The Guardian, Der Spiegel, Die Zeit et La Repubblica, et a traduit en turc des poèmes de William Blake. Il a également publié quatre romans traduits en plus de quarante langues et lauréats de nombreux prix. Ont paru en français chez Gallimard Maudit soit l’espoir (2018) et Labyrinthe (2020), un roman sur la mémoire et l’identité. Il est membre du bureau de PEN International.

https://www.burhansonmez.com/en

 


 

Aleksander Kaczorowski, Pologne

(en résidence du 14 mars au 5 avril)

Aleksander Kaczorowski, né en 1969 à Żyrardów, en Pologne, est journaliste, éditeur, traducteur du tchèque et auteur d’ouvrages biographiques, dont chez Czane Havel. Zemsta bezsilnych (2014), Hrabal. Słodka apokalipsa (2016) et Ota Pavel. Pod powierzchnią (2018). Ce dernier, récit de la vie du grand écrivain tchèque Ota Pavel aux prises avec les tragédies du XXe siècle et la maladie mentale, a remporté le Prix littéraire de Varsovie du livre de l’année et le Prix littéraire de Haute-Silésie Juliusz de la meilleure biographie polonaise, et a été sélectionné pour le Prix littéraire Nike.

 


 

Ralf Webb, Royaume-Uni

(en résidence du 23 mars au 20 avril)

Né en 1991, l’écrivain britannique Ralf Webb a grandi dans le sud-ouest de l’Angleterre et vit aujourd’hui à Londres. Il a codirigé Swimmers, une série de publications croisant art et écriture créative, assortie de programmes d’événements et performances. De 2017 à 2021, il a été rédacteur en chef de The White Review. Ses textes sont parus en revues, notamment dans la London Review of Books, Poetry Review, PAIN, Test Centre, Prototype, Hotel, Oxford Poetry et Fantastic Man. Son recueil de poésie Rotten Days in Late Summer a été publié chez Penguin Books en 2021.

 


 

Yvette Siegert, Royaume-Uni

(en résidence du 28 mars au 22 avril)

Yvette Siegert est une poète britannique, critique et traductrice littéraire de l’espagnol et du français. Ses textes sont parus notamment dans Aufgabe, Boston Review, St. Petersburg Review, Stonecutter et The Literary Review. Sa traduction Killing Plato de Chantal Maillard (New Directions, 2019) a été sélectionnée pour le Prix PEN de traduction de poésie, tandis que sa traduction Extracting the Stone of Madness: Poems 1962–1972 d’Alejandra Pizarnik (New Directions, 2016) a été récompensée par le Best Translated Book Award. Elle poursuit un doctorat en littérature comparée à l’Université d’Oxford.

 


 

Constance Joly, France

(en résidence du 31 mars au 29 avril)

Constance Joly, née en 1969, a travaillé plus de vingt ans comme éditrice chez Hachette, Le Seuil et Bayard, avant de créer son agence de conseil et accompagnement littéraire il y a dix ans. Elle a publié un roman graphique avec Séverine Vidal et Barroux, La belle absente (Les Enfants Rouges, 2017) et deux romans chez Flammarion : Le matin est un tigre (2019, finaliste des Prix de la Closerie des Lilas) et Over the Rainbow (2021, Prix Orange du Livre) sur la destinée d’un père en quête de liberté, d’affirmation de son homosexualité dans les années 1970.

 


 

Nathalie Yot, France

(en résidence du 5 avril au 3 mai)

Nathalie Yot, ou NatYot, est une artiste française pluridisciplinaire, auteure, chanteuse, performeuse, née à Strasbourg en 1966 et établie à Montpellier. Diplômée en architecture, elle préfère se consacrer à la musique puis à l’écriture poétique, publiant notamment Le nord du monde (La Contre Allée, 2018), Janis Joplin (Hoëbeke, 2020) et aux Éditions La boucherie littéraire L’amour : bouquet final (2019) et Ils : défaut de langue (2021). Elle développe également des projets théâtraux, anime des ateliers d’écriture, est invitée à dire ses textes dans divers festivals, seule ou accompagnée de musiciens ou de danseurs.

 


 

Asghar Nouri, Iran

(en résidence du 7 avril au 31 mai)

Asghar Nouri, né 1976 à Tabriz en Iran, vit à Téhéran et travaille comme traducteur, dramaturge, metteur en scène et enseignant. Il a traduit en persan une quarantaine d’œuvres d’auteurs francophones comme Agota Kristof, Patrick Modiano, François Mauriac, Marcel Aymé, Louis-Ferdinand Céline, Jean-Paul Dubois et Joël Egloff. Avec sa compagnie Théâtre88, il a présenté ses propres pièces et adaptations sur Shakespeare dans différents festivals de théâtre en Iran, en France et en Allemagne.

 


 

Emil Marat, Pologne

(en résidence du 14 avril au 31 mai)

Né en 1971, Emil Marat est un écrivain et journaliste polonais diplômé en philosophie de l’Université de Varsovie. Il a reçu de nombreux prix pour ses ouvrages sur l’histoire de la Pologne, dont le prix du magazine Polityka en 2015 pour Made in Poland (Wielka Litera, 2014), long entretien avec Stanislas Likiernik, célèbre soldat de l’armée polonaise de l’intérieur pendant la Deuxième Guerre mondiale. Son reportage littéraire Sen Kolumba (W.A.B., 2018) sur le héros mi-gangster mi-rêveur de l’insurrection de Varsovie a fait partie des sélections du Prix littéraire Nike 2019. Studnie Norymbergi (Wielka Litera, 2021), roman historique, arpente les origines du mal, l’Holocauste et les désirs de vengeance.

 


 

Lucie Modde, France

(en résidence du 26 avril au 25 mai)

Lucie Modde, née en 1988 à Nantes, en France, est traductrice du chinois et de l’anglais ainsi que lectrice pour différentes maisons d’édition. Suivant l’approche de l’association ATLAS qui œuvre à la promotion de la traduction littéraire, elle se forme depuis peu à l’animation d’ateliers de traduction. Elle a notamment traduit en français Tout ça va changer de Lao Ma (Picquier, 2015), Les âmes des enfants endormis de Mia Yun (Denoël, 2017), Encore plus loin que Pluton de Huang Chong-kai (L’Asiathèque, 2018), Chinese Queer de Seven (Sarbacane, 2020) et L’hôtel du cygne de Zhang Yueran (Zulma, 2021).

 


 

Mariana Dimópulos, Argentine / Allemagne

(en résidence du 28 avril au 9 juin)

Née à Buenos Aires, en Argentine, en 1973, Mariana Dimópulos est écrivaine et traductrice, également professeure de théorie de la traduction à l’Université de Buenos Aires et actuellement bénéficiaire d’une bourse de l’Université de Bonn, en Allemagne. Elle a publié quatre romans, dont All My Goodbyes (2017) et Imminence (2019) chez Giromundo, ainsi qu’une étude critique sur l’œuvre de l’écrivain allemand Walter Benjamin. Elle a traduit en espagnol plusieurs auteurs de la langue allemande et de langue anglaise, dont Theodor W. Adorno, Walter Benjamin, Robert Musil et J.M. Coetzee.

 


 

Axel Malik, Allemagne

(en résidence du 9 au 25 mai)

Axel Malik, né en 1953 à Jugenheim, en Allemagne, et établi à Berlin, est un artiste travaillant à la croisée de l’écriture et des arts plastiques. Il poursuit notamment un projet d’écriture quotidienne, Die skripturale Methode / The Scriptal Method, ininterrompu depuis 1989. Son œuvre, composée de signes graphiques, se déploie en de multiples formes. Elle a fait l’objet d’expositions, d’installations en bibliothèques et de l’ouvrage bilingue Bibliothek der unlesbaren Zeichen / Library of Unreadable Signs, (Wolff Verlag, 2018).

https://axel-malik.de/en/

 


 

Taras Grescoe, Canada

(en résidence du 16 mai au 28 juin)

Journaliste et écrivain canadien, Taras Grescoe est né en 1966 à Toronto, a grandi entre Vancouver et Calgary avant de s’établir à Montréal. Il collabore entre autres avec The New York Times, The Guardian, National Geographic, The New Yorker et The Smithsonian. Il est l’auteur d’ouvrages de non-fiction, fruits de ses pérégrinations à travers le monde, primés à plusieurs reprises et traduits dans une demi-douzaine de langues. Parmi ses titres publiés en français comptent, aux Éditions Noir sur Blanc, Le pique-nique du diable (2008), La mer engloutie (2010) et Shangaï la magnifique. Grandeur et décadence dans la Chine des années 1930 (2019).

https://www.tarasgrescoe.com/

 


 

Pierre Fankhauser, Suisse

(en résidence du 1er au 29 juin)

Écrivain et traducteur né à Lausanne, en Suisse, en 1975, Pierre Fankhauser a suivi des études en lettres et sciences sociales, et a travaillé quelques années comme enseignant et journaliste culturel à L’Hebdo avant de s’installer à Buenos Aires pour sept ans d’écriture. Il a publié deux romans chez BSN Press : Sirius (2014) et Bergstamm (2019) sur la figure de l’écrivain Jacques Chessex. Son recueil de poésie La visée a reçu le Prix Tirage limité 2018. Il anime également des rencontres littéraires pour Tulalu !?, édite la revue Arkhaï et enseigne à l’Institut littéraire suisse de Bienne.

 


 

Guy Bennett, États-Unis

(en résidence du 1er au 30 juin)

Guy Bennett est un écrivain américain et traducteur du français né en 1960 à Los Angeles. Il a mené une carrière de musicien pendant une vingtaine d’années et a travaillé pour les maisons d’édition Mindmade Books et Otis Books. Depuis 1999, il enseigne également à l’Otis College of Art and Design de Los Angeles. Il a publié une dizaine de recueils de poésie, diverses œuvres de non-poésie et de nombreuses traductions. Parmi ses livres édités en français comptent, aux Éditions de l’Attente, Poèmes évidents (2015), Ce livre (2017), Œuvres presque accomplies (2018) et Remerciements (2021), où il aime à explorer les à-côtés du texte, ses marges.

 


 

Julien Burri, Suisse

(en résidence du 7 au 22 juin)

Julien Burri, né en 1980 à Lausanne, en Suisse, est écrivain, également chercheur en littérature à l’Université de Lausanne et journaliste pour le quotidien Le Temps. Il est l’auteur de romans dont, chez Bernard Campiche, Poupée (2009), Muscles & La maison (2014), Prendre l’eau (2017), ainsi que Roches tendres (Éditions d’autre part, 2021). Il publie aussi de la poésie depuis 1997, notamment les livres d’artiste Ice & Cream (art&fiction, 2014) et Lacunes (BSN Press, 2019), avec les aquarelles de Florence Grivel. Il a reçu le Prix de littérature de la Fondation vaudoise pour la culture en 2011.

 


 

Hari Kunzru, États-Unis

(en résidence du 6 au 22 juin)

Né en 1969 à Londres, établi à New York, Hari Kunzru est un écrivain traduit dans plus de vingt langues. Parmi ses romans parus en français comptent notamment L’illusionniste (Plon, 2003), Mes révolutions (Plon, 2008), Dieu sans les hommes (Lattès, 2012), Larmes blanches (Lattès, 2018), Red Pill (Christian Bourgois, 2021). Il contribue régulièrement à la New York Review of Books et tient la chronique « Easy Chair » dans le Harper’s Magazine. Il enseigne également l’écriture créative à l’Université de New York.

https://www.harikunzru.com/

 


 

Laura Ortiz Gómez, Colombie / Argentine

(en résidence du 16 juin au 28 juillet)

Née en 1986 à Bogota, en Colombie, Laura Ortiz Gómez est écrivaine et illustratrice. Elle a étudié la littérature à l’Université Javeriana avant de travailler comme médiatrice pour la promotion de la lecture et de l’écriture dans plusieurs bibliothèques publiques sur tout le territoire colombien. Elle détient un master en écriture créative de l’UNTREF (Universidad Nacional de Tres de Febrero) en Argentine. Elle a reçu une bourse de formation artistique et culturelle du ministère colombien de la Culture, et a remporté la bourse Antonio Di Benedetto pour une résidence d’écriture. Son premier livre, Sofoco (Laguna Libros, 2021), un recueil de contes, a reçu le Prix national de narration Elisa Mújica.

 


 

Khatuna Tskhadadze, Géorgie

(en résidence du 30 juin au 28 juillet)

Née à Tbilisi, en Géorgie, en 1973, Khatuna Tskhadadze est une traductrice littéraire de l’italien. Elle a notamment traduit en géorgien les œuvres des écrivains Umberto Eco, Pier Paolo Pasolini ou encore Tonino Guerra. Diplômée en philologie, elle enseigne également la littérature à la Guivy Zaldastanishvili American Academy et la littérature italienne contemporaine à l’Université de Tbilisi. Elle contribue régulièrement à la presse papier ou en ligne par des articles et des critiques littéraires.

 

 


 

Halyna (Haska) Shyyan, Ukraine

(en résidence du 29 juin au 28 juillet)

Née en 1980 à Lviv, Haska Shyya est une romancière, poète et traductrice ukrainienne, également programmatrice culturelle. Elle a étudié la philologie classique et a notamment traduit en ukrainien le roman de DBC Pierre Lights out in Wonderland. Elle a publié deux romans et fut la première écrivaine ukrainienne à remporter le Prix de littérature de l’Union européenne en 2019. Elle contribue régulièrement à différents magazines. Elle est par ailleurs commissaire du programme spécial du Forum du livre de Lviv.

 


 

María Negroni, Argentine

(en résidence du 1er au 28 juillet)

María Negroni, née en 1951 à Rosario, est une romancière, poète, essayiste et traductrice argentine. À trente ans, elle s’est installée à New York pour poursuivre un doctorat en littérature latino-américaine à Columbia University et a enseigné une dizaine d’années au Sarah Lawrence College. De retour en Argentine en 2014, elle a créé le premier master d’écriture créative du pays à l’UNTREF (Universidad Nacional de Tres de Febrero) où elle enseigne. Elle a publié de nombreux ouvrages plusieurs fois primés, dont en français 22 lettres imaginaires d’écrivains bien réels (Noir sur Blanc, 2016).

 


 

Sonali Prasad, Inde

en résidence du 5 juillet au 31 août)

Sonali Prasad est diplômée en journalisme scientifique de Columbia University et a obtenu une bourse de recherche au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Ses reportages sur l’environnement et les changements climatiques sont parus notamment dans The Guardian, Washington Post, Quartz, Mongabay et Hakai Magazine. Elle explore également les interconnexions entre l’humain et le non-humain à travers des pratiques créatives, repoussant les frontières du récit traditionnel. Son travail prend ainsi la forme de poèmes, de données, de vidéos, d’installations artistiques et de médias mixtes participatifs.

http://www.sonaliprasad.net/about

 


 

Rafael-José Díaz, Espagne

(en résidence du 5 juillet au 2 août)

Poète, traducteur et professeur de langue et littérature espagnoles , Rafael-José Díaz est né en 1971 à Santa Cruz de Tenerife, en Espagne. Entre 1993 et 1995, il a dirigé la revue Paradiso. Il a publié plusieurs recueils de poèmes, des récits, des cahiers de journaux et de nombreuses traductions, en particulier du poète Philippe Jaccottet. Trois de ses ouvrages ont paru en français : Le crépitement (L’Escampette, 2007), Un suaire (L’Harmattan, 2021) et Demeurer suspendu (Cheyne, 2021).

 


 

Isabel Garcia Gomez, France

(en résidence du 26 juillet au 22 août)

Isabel Garcia Gomez, née en 1978, a grandi à la frontière franco-suisse et vit à Genève, où elle est conservatrice-restauratrice au Musée d’ethnographie. Elle est auteure de l’ouvrage Le soclage dans l’exposition : en attendant la lévitation des objets (OCIM, 2011) et d’articles réguliers dans des revues professionnelles. Plusieurs de ses nouvelles ont été primées et publiées dans la revue La Cinquième Saison et en anthologie aux éditions du Cherche-Midi, Plaisir de Lire et Au Diable Vauvert. Elle est lauréate du Prix Studer/Ganz 2021.

 

 


 

Safya Bakhtyari, Iran

(en résidence du 9 août au 12 septembre)

Safya Bakhtyari, d’origine afghane, est née en 1995 en Iran, à Machhad, où elle est établie. Elle est diplômée en communication visuelle de l’Université des arts de Semnan. Elle travaille comme illustratrice et a récemment remporté le concours de talents artistiques de l’ambassade de France. Une exposition des illustrations sélectionnées pour ce concours est en préparation.

https://5ea773693921c.site123.me/

 

 


 

Yvonne Adhiambo Owuor, Kenya

(en résidence du 25 août au 28 septembre)

Yvonne Adhiambo Owuor, écrivaine kényane d’expression anglaise, est titulaire d’un master en philosophie et écriture créative de l’Université du Queensland, près de Brisbane. Auteure de fictions et d’essais, elle a notamment publié Dust (Knopf, 2014, traduit en français sous le titre La maison au bout des voyages, Actes Sud, 2017), où, entre les secrets de famille, se dévoilent les blessures de l’histoire du Kenya, ainsi que Dragonfly Sea (Knopf, 2019). Elle travaille à l’écriture de son prochain roman, provisoirement intitulé The Long Decay.

 

 


 

Florin Irimia, Roumanie

(en résidence du 4 août au 27 septembre)

Florin Irimia, né en 1976, est un écrivain roumain établi à Iași, où il enseigne également la littérature anglaise et nord-américaine à l’Université Alexandru Ioan Cuza. Il a publié trois romans, Defekt (Brumar, 2011), O fereastră întunecată (Polirom, 2012), Câteva lucruri despre tine (Polirom, 2014), et deux recueils de nouvelles sur la mémoire et le traumatisme, Misterul mașinuțelor chinezești (Polirom, 2017) et Bărbatul din spatele ceții (Polirom, 2021).

 


 

Amélie Mouton, Belgique

(en résidence du 1er au 31 août)

Née en 1978, Amélie Mouton est une journaliste travaillant notamment pour La Libre Belgique et Jeune Afrique. Portée par un goût pour journalisme littéraire et les longs formats, et par une préoccupation aigue face à la crise écologique, elle a réalisé de grands reportages sur la désertification en Turquie, la catastrophe de Fukushima, le retour des baleines à New York, notamment. Elle travaille à l’écriture d’un récit littéraire non-fictionnel sur le pétrole et le réchauffement climatique dans le Golfe arabo-persique.

 


 

Katarzyna Boni, Pologne

(en résidence du 3 août au 13 septembre)

Katarzyna Boni, née en 1982, est une écrivaine et journaliste polonaise diplômée de l’Université de Varsovie ainsi que de la Polska Szkoła Reportażu (École de journalisme polonaise). Elle a travaillé comme reporter dans les pays d’Asie, notamment au Japon, en Chine, au Cambodge, en Thaïlande, aux Philippes et en Indonésie, où elle est restée plus de sept ans. Elle est co-auteure avec Wojciech Tochman de Kontener (Agora, 2014), un livre sur les réfugiés syriens en Jordanie, et l’auteure de Ganbare ! Workshops on Dying (Open Letter, 2021) sur le deuil dans le Japon post-tsunami. Elle écrit également pour différents magazines polonais, principalement sur la crise climatique.

https://katarzynaboni.com 

 


 

Menno Schilthuizen, Pays-Bas

(en résidence du 7 septembre au 5 octobre)

Menno Schilthuizen est un biologiste néerlandais, écologiste, chercheur au Naturalis Biodiversity Center, à Leyde, aux Pays-Bas, et professeur d’évolution et de biodiversité à l’Université de Leyde. Vulgarisateur scientifique actif, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont en français Comme les bêtes : ce que les animaux nous apprennent de notre sexualité (Flammarion, 2016). Son dernier titre Darwin Comes to Town : How the Urban Jungle Drives Evolution (Quercus, 2018) a été traduit en treize langues et a contribué à susciter un large enthousiasme pour l’écologie de la nature urbaine dans le monde entier.

 


 

Toine Heijmans, Pays-Bas

(en résidence du 16 septembre au 13 octobre)

Toine Heijmans, né en 1969, est un écrivain et journaliste néerlandais installé à Amsterdam. Chroniqueur pour le quotidien néerlandais De Volkskrant, il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages de non-fiction et de fiction, dont trois romans largement traduits et multiprimés. En français sont parus chez Christian Bourgois En Mer (2013, Prix Médicis étranger) et Pristina (2016), une histoire d’asile et de mystères des origines actuellement en lice pour le Prix littéraire des lycéens Euregio. Son dernier titre, Zuurstofschuld (Uitgeverij Plum, 2021) est en cours de traduction en français, italien, allemand et espagnol.

 


 

Philippe Gerin, France

(en résidence du 8 septembre au 6 octobre)

Philippe Gerin est né à Saint-Étienne, en France, et vit aujourd’hui en Bretagne. Il termine son premier roman, Du haut de la décharge sauvage (LNA, 2013), lors d’une année sabbatique sur les rives de la mer Baltique, et vient de publier son troisième livre, La mélancolie des baleines (Gaïa, 2021). À travers le parcours de personnages boiteux mais lumineux, il explore les thématiques de l’attachement, de l’arrachement aux êtres et aux lieux, de l’impermanence des mondes.

 

 


 

Odai Al Zoubi, Syrie / Suède

(en résidence du 11 octobre au 8 novembre)

Odai Al Zoubi est un écrivain, traducteur et journaliste syrien né à Damas en 1981 et établi à Malmö, en Suède. Il est titulaire d’un doctorat en philosophie de l’Université d’East Anglia, à Norwich, Royaume-Uni. Il a publié plusieurs recueils de nouvelles en arabe aux éditions Al-Mutawassit et a traduit de l’anglais en arabe des ouvrages de Bertrand Russel. Il écrit également pour le site web syrien consacré à la culture Al-Jumhuriya.

 

 


 

Dana von Suffrin, Allemagne

(en résidence du 5 octobre au 2 novembre)

Née en 1985 à Munich, en Allemagne, Dana von Suffrin a poursuivi des études en histoire, en littérature et en sciences politiques à Munich, Jérusalem et Naples, et a obtenu un doctorat en histoire des sciences en 2017. Racontant l’histoire d’une famille juive-allemande dysfonctionnelle, son premier roman, Otto (Kiepenheuer & Witsch, 2019), a reçu plusieurs récompenses. Elle est aussi l’auteure d’essais, de nouvelles et de pièces radiophoniques.

 

 


 

Noëlle Revaz, Suisse

(en résidence du 19 octobre au 9 décembre)

Noëlle Revaz, née en Valais en 1968, est une écrivaine suisse. Après ses études de Lettres, elle signe des chroniques pour la radio avant de publier des nouvelles, des pièces radiophoniques et de théâtre, ainsi que trois romans. Rapport aux bêtes (Gallimard, 2002), lauréat du Prix Schiller et du Prix Lettres frontière, est adapté au théâtre et au cinéma, Efina (Gallimard, 2009) reçoit le Prix Michel Dentan 2010, et L’infini livre (Zoé, 2014) le Prix suisse de littérature 2015. Elle se produit sur scène au sein du duo Nomi Nomi et enseigne également à l’Institut littéraire de Bienne depuis 2007.

 


 

Katya Apekina, États-Unis

(en résidence du 12 au 26 octobre)

Katya Apekina, née à Moscou, est une écrivaine et scénariste établie à Los Angeles, également traductrice de Maïakovski. Elle a publié un recueil de nouvelles avant son premier roman paru en français sous le titre De la vie des poissons en eaux profondes (Flammarion, 2021). Traduit en plusieurs langues, l’ouvrage a été nommé Best Book of 2018 et a été finaliste du Prix du Los Angeles Times de la première fiction.

http://www.apekina.com/

 

 


 

Clara Chotil, France / Brésil (en résidence du 15 novembre au 14 décembre)

Clara Chotil est une architecte et plasticienne franco-brésilienne née en 1992. Elle co-fonde Dynamorphe en 2017 au sein duquel elle crée des architectures légères. Se tournant vers la scénographique et les arts graphiques, elle développe par la suite des dispositifs de projection et de dessin live, notamment au sein de la compagnie F71 avec les spectacles Noire et Songbook. Diplômée de l’École européenne supérieure de l’image (EESI) en 2021 avec le projet Ópera Negra, elle fait actuellement partie du programme Invisible Lines, résidence de bande dessinée itinérante entre la France, l’Italie et la République tchèque.

 


 

Tsering Yangzom Lama, Népal / Canada

(en résidence du 1er novembre au 14 décembre)

Tsering Yangzom Lama, née en 1984 à Katmandou, au Népal, est une écrivaine et activiste tibétaine établie au Canada depuis l’adolescence. Elle est diplômée d’un Master of Fine Arts de Columbia University, où elle a aussi enseigné l’écriture créative. Son premier roman, We Measure the Earth with our Bodies, sera publié en 2022 par Bloomsbury aux États-Unis et au Canada par McClelland & Stewart. Elle milite par ailleurs pour l’environnement et les droits de l’homme, et travaille actuellement comme conseillère en storytelling pour Greenpeace International.

https://tseringlama.com/

 


 

Abdelaziz Baraka Sakin, Soudan

(en résidence du 1er au 29 novembre)

Abdelaziz Baraka Sakin, né en 1963 au Soudan, a publié une quinzaine de livres, romans et nouvelles, traduits dans le monde entier. Son œuvre, sans concession pour la guerre civile et la dictature au Soudan, est censurée par les autorités en 2009 alors que son roman sur les Jango, travailleurs saisonniers à la liberté insolente, « sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies », reçoit le prestigieux Prix Tayeb Salih. Persécuté et emprisonné, il s’exile en Autriche puis en France où il vit aujourd’hui. Sont parus en français chez Zulma Le messie du Darfour (2016, Prix Littérature-monde en 2017) et Les Jango (2020, Prix de la littérature arabe).